LILP-ILPS exprime sa solidarité avec la lutte pour l’autodétermination du peuple de Kanaky-Nouvelle-Calédonie

Bureau du Président
La Ligue internationale de lutte des peuples (LILP-ILPS)
19 juillet 2018

La Ligue internationale de lutte des peuples (LILP-ILPS) exprime sa solidarité avec la lutte pour l’autodétermination et la libération du peuple de Kanaky-Nouvelle-Calédonie contre la domination coloniale française et le pillage impérialiste.

La France a annexé cette chaîne d’îles mélanésienne du Sud-ouest du Pacifique en 1853 et l’a transformée en colonie pénitentiaire à partir de 1864. Des condamnés français ont été expédiés en Nouvelle-Calédonie, incluant des milliers de communards après la défaite de la Commune de Paris en 1871. Plus tard, ces derniers ont travaillé avec les indigènes Kanak dans la lutte pour la libération de la domination coloniale française, même après que les communards eurent obtenu l’amnistie générale en 1879.

Une révolte kanak a éclaté en 1878 où plus d’un millier de Kanaks ont ​​été tués. Au cours des quelques décennies qui ont suivi, la population kanak a été décimée par les massacres, les déplacements, les raids de l’armée coloniale et le pillage de leurs terres, qui ont conduit à la malnutrition et aux maladies mortelles introduites par les colons. Des réserves ont été créées et le Code indigène a établi un système de justice à deux vitesses. Au début du XXe siècle, les Kanaks étaient devenus une minorité dans leur propre pays.

En 1942, les Etats-Unis installent une base militaire à Grande Terre, l’île principale de Nouvelle-Calédonie où 40 000 soldats américains sont stationnés. En 1946, les Nations Unies ont inclus la Nouvelle-Calédonie dans sa liste des Territoires non autonomes. Les Kanaks ont perdu encore plus de terres avec l’augmentation de la production de nickel dans les années 1950 et 1960, et l’arrivée de nouveaux migrants en Nouvelle-Calédonie.

Les nationalistes kanaks se sont engagés dans des luttes électorales et de masse à partir des années 1950, exigeant une indépendance totale. Les manifestations militantes ont culminé dans les Événements des années 1980 mais ont pris fin après l’assassinat de plusieurs dirigeants dont Pierre Declercq, Éloi Machoro, Jean-Marie Tjibaou et Yeiwéné-Yeiwéné ​​et le bain de sang d’Ouvéa en 1988 où 19 militants ont été abattus ou exécutés.

Les dirigeants indépendentistes et le gouvernement français ont signé les Accords de Matignon la même année, promettant une autonomie et une indépendance progressives à une date ultérieure. Une dizaine d’années plus tard, l’Accord de Nouméa de 1998 a une nouvelle fois remis l’indépendance en reportant de deux décennies le référendum d’autodétermination.

Ce référendum historique est finalement prévu pour novembre 2018. Mais l’impérialisme français semble déterminé à maintenir sous son contrôle la Nouvelle-Calédonie – qui représente 15% des réserves mondiales de nickel et 7% de la production mondiale de nickel. Les administrateurs-marionnettes locaux privent systématiquement les électeurs kanak de leurs droits électoraux tout en agitant la population des colons pour qu’ils votent contre l’indépendance.

L’ILPS appelle toutes les forces anti-impérialistes du monde à soutenir la lutte juste, héroïque et de longue date, quoique relativement méconnue, pour l’autodétermination et la libération du peuple kanak.

Les peuples de Kanaky-Nouvelle-Calédonie doivent être libres et indépendants!
A bas l’impérialisme et tous les réactionnaires!
Vive le Kanaky-Nouvelle-Calédonie Souverain!

 

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