Renforcer la direction de la classe ouvrière et la lutte pour le socialisme

Renforcer la direction de la classe ouvrière & la lutte pour le socialisme contre l’aggravation des crises économiques et sociales, le terrorisme d’État & les guerres d’agressions !

Déclaration pour la Journée Internationale des Travailleurs et Travailleuses,
Publié par le Bureau du Président, 
Ligue Internationale des Luttes des Peuples

Nous, la Ligue Internationale des Luttes des Peuples (ILPS), élevons nos poings serrés pour saluer le peuple travailleur et les peuples du monde qui célèbrent les 130 ans de la Journée Internationale des travailleurs et travailleuses.

Ce jour-là, nous rappelons et célébrons les victoires du mouvement ouvrier dans la lutte pour la journée de huit heures, pour des salaires plus élevés, pour de meilleures conditions de travail et pour des transformations sociales. Nous rendons hommage aux pionniers et aux martyrs du mouvement des travailleurs et travailleuses et nous nous inspirons de leur engagement, de leur courage et de leur persévérance en cherchant hardiment à développer, à renforcer le mouvement ouvrier et à accroître sa conscience révolutionnaire et son militantisme.

Cela fait 130 ans, depuis la manifestation ouvrière dans le square Haymarket à Chicago aux États-Unis. Cet événement clef de l’histoire de la classe ouvrière nous enseigne beaucoup de leçons qui sont utiles jusqu’à ce jour : les capitalistes, en particulier la grande bourgeoisie, ne reconnaît pas le rôle des ouvriers et ouvrières dans la production, ses besoins fondamentaux, ni sa dignité, justement pour augmenter ses profits. Les gouvernements sont au service de la classe capitaliste et utiliseront leur appareil répressif pour défendre les intérêts capitalistes. Les ouvriers et ouvrières doivent s’unir et lutter pour arracher des victoires qui permettront d’ améliorer leurs conditions de travail et de vie. C’est dans la lutte de classe contre la bourgeoisie qu’ils seront à même d’élever leur conscience de classe et leur militantisme.

En même temps, nous exprimons notre indignation de voir que les victoires du mouvement des travailleurs et travailleuses, remportées sur des décennies, ont été reprises par les capitalistes monopolistes, par les grands capitalistes compradores, et par tous les réactionnaires, en particulier avec l’apparition de leurs attaques néolibérales contre les travailleurs et travailleuses et le mouvement ouvrier. Nous intensifions notre détermination à reconstruire et développer la force du mouvement des travailleurs et travailleuses afin de récupérer nos victoires et faire avancer la lutte pour une plus grande liberté, la démocratie et le socialisme. Nous intensifions notre engagement à faire face à la situation actuelle et aux défis auxquels sont confrontés le mouvement des travailleurs de par notre position, point de vue et méthode que nous a légué l’histoire des luttes ouvrières.

AGGRAVATION DE LA CRISE ÉCONOMIQUE

Le système impérialiste est en train de sombrer plus profondément dans le bourbier de la crise économique. Les mesures qu’il prend sont vaines et n’empêcheront en rien sa chute vers les sombres profondeurs de la crise.

La crise économique et financière mondiale qui a éclaté en 2007-2008 a persisté et est à l’origine de la détérioration rapide de la situation du peuple travailleur tant dans les pays capitalistes avancés que dans les pays sous-développés. Même les économistes bourgeois et les analystes financiers reconnaissent maintenant que l’économie mondiale n’a pas vraiment récupéré et qu’au contraire, elle est entrée dans une troisième vague de crise financière mondiale.

La première vague a été déclenchée en 2007 par la crise des subprimes aux États-Unis et a conduit au quasi-effondrement du système bancaire mondial en 2008. Les banques centrales des pays impérialistes ont réagi en sauvant les grandes banques et les sociétés de l’oligarchie financière en utilisant l’argent public. Cela a fait empirer les déficits budgétaires et a soulevé les niveaux de la dette publique dans les pays capitalistes avancés. Bien que cela ait réussi temporairement à protéger les bilans et les actifs des grandes institutions financières et des corporations, cela a rapidement conduit à une crise de la dette souveraine dans la zone euro.

Cette deuxième vague de la crise financière mondiale a plongé les pays moins développés de l’Europe – la Grèce, l’Italie, le Portugal et l’Espagne – dans une grave récession et a vu le quasi-effondrement de l’Union Monétaire Européenne en 2012. Elle a également incité les gouvernements à travers le continent à imposer des mesures d’austérité sévères et à démanteler les droits du travail au détriment des travailleurs et des populations pauvres.

Maintenant, la troisième vague de la crise est centrée dans les soi-disant « économies émergentes » avec la fin de la croissance qui repose sur des dettes de la Chine, la fin du boom des produits de base pour les pays exportateurs de matières premières comme le Brésil et l’Afrique du Sud et une fuite massive des capitaux des pays en développement dans son ensemble.

Les résultats des mesures prises en rapport avec la crise ouvrent la voie à des perturbations encore plus grandes et plus dangereuses. Les renflouements bancaires et la politique monétaire ultra-laxiste adoptée par les banques centrales impérialistes ont mis plus d’argent dans les mains de l’oligarchie financière mais ont gonflé la dette globale de 57 billions de dollars en seulement huit ans, depuis 2007. La dette globale est maintenant de plus de 200 billions de dollars et grandi à un rythme beaucoup plus rapide que le PIB mondial. Cette dette impayable est la bombe à retardement qui va inévitablement exploser et plonger le monde dans une autre et plus grave crise financière.

Pendant ce temps, les 62 capitalistes monopolistes les plus riches au monde ont augmenté leur stock de richesses de 542 milliards de dollars depuis 2010, tandis que les 3,6 milliards de personnes les plus exploitées ont perdu 1 billion de dollars sur la même période. Les chiffres officiels montrent que le chômage est à un niveau record de 200 millions de personnes dans le monde, avec 3 autres millions qui devraient rejoindre les rangs des chômeurs au cours des deux prochaines années.

Parmi ceux et celles qui travaillent, les conditions précaires sont maintenant la norme, même dans les plus grandes et les plus riches entreprises monopolistiques. Par exemple, seul 6% de l’effectif total des 50 premières sociétés mondiales sont reconnus comme employé-es directs tandis que les autres sont embauché avec un statut intérimaire ou informel. Plus de travailleurs et travailleuses sont également forcés de chercher un emploi à l’étranger, s’ajoutant aux 150 millions de main-d’œuvre immigrée. Les capitalistes monopolistes démantèlent les droits précédemment gagnés par des luttes héroïques du mouvement ouvrier, y compris le droit à un salaire décent, à des avantages sociaux, à la sécurité d’emploi, à la journée de travail de huit heures, et à des conditions de travail sûres.

Jamais satisfaite, la bourgeoisie monopoliste mène une nouvelle vague d’offensives néolibérales visant à augmenter les profits grâce aux conditions de la crise. Elle met en œuvre des mesures d’austérité plus sévères, une flexibilisation du travail, la privatisation du secteur public et des biens publics sous forme d’accaparement des terres; un approfondissement de la dénationalisation et de la compradorisation des économies du tiers monde en étendant les chaînes d’approvisionnement mondiales de leurs entreprises de monopole et le renforcement de la protection des biens et des profits des monopoles capitalistes, en particulier par l’extension des droits de propriété intellectuelle sur les technologies et les connaissances.

Elle réécrit les systèmes juridiques et les règlements nationaux et internationaux par le biais de nouveaux accords de commerce et d’investissement tels que l’Accord de Partenariat Transpacifique, le Partenariat Transatlantique de Commerce et d’Investissement ou les Accords de Partenariat Economique. Ce sont des mécanismes pour le règlement des litiges entre investisseurs et États qui accordent de facto un pouvoir de veto à des sociétés multinationales sur les règlements ou les réformes que les gouvernements pourraient adopter sous les pressions populaires en faveur d’un soulagement immédiat et des réformes pour contrer la crise.

Avec tout cela, on ne peut que s’attendre à l’appauvrissement plus grand des masses laborieuses du monde, à l’augmentation de la concentration et de la suraccumulation du capital dans les mains de la bourgeoisie monopoliste et à l’exacerbation de la crise de surproduction que le néolibéralisme était conçu pour résoudre en premier lieu.

PLUS DE REPRESSION ET LA GUERRE

Cette offensive néolibérale des capitalistes monopolistes est nécessairement associée à la suppression brutale de tous les travailleurs et travailleuses jugés comme une menace potentielle à la poursuite de l’accumulation de richesse et de pouvoir par les classes dirigeantes. Les lois et les règlements répressifs sont appliqués partout dans le but avoué d’attirer davantage d’investissements capitalistes. Les Etats intensifient davantage leur répression contre les syndicats et les mouvements populaires qui exigent des salaires plus élevés, de meilleures conditions de travail, des services sociaux et la responsabilité du gouvernement.

Il y a eu une forte augmentation du nombre d’arrestations et de détentions arbitraires de personnes exerçant leurs droits démocratiques. En Europe et ailleurs, des militants ont été arrêtés ou soumis à des accusations criminelles pour s’être opposés à des mesures d’austérité par des grèves et des manifestations. Les critiques des abus des entreprises ou du gouvernement sont menacés d’agression physique, de mort et placés sous surveillance. Les États poursuivent les militants politiques avec des accusations criminelles forgées de toutes pièces. Les femmes activistes font face à des menaces et des abus sur la base de leur genre.

Dans de nombreux pays, les droits fondamentaux, tels que la liberté de réunion, d’association et d’expression sont réduits sous couvert de lutte contre le terrorisme, contre l’insurrection ou de protection de la sécurité nationale. Cela est particulièrement répandue dans les pays sous-développés où la terre et les ressources sont saisies par les sociétés d’énergie, les industries extractives, l’agriculture à grande échelle et les promoteurs immobiliers.

Ces activités sont souvent financées et encouragées par les institutions financières impérialistes telles que la Banque Mondiale. Elles sont également soutenues par les forces de sécurité d’Etat et les groupes paramilitaires – avec le conseil et le soutien de l’armée américaine. En conséquence, les associations de défense des droits de l’homme ont noté une nette augmentation du nombre de meurtres extrajudiciaires, de disparitions de militants, organisateurs, dirigeants des masses et de journalistes dans des pays comme les Philippines, le Honduras, la Colombie, le Brésil et ailleurs. La majorité des victimes sont des travailleurs.

Les capitalistes monopolistes sont unis dans leur intérêt à exploiter et opprimer le peuple en particulier dans les néocolonies. Mais ils sont aussi en compétition économique, géopolitique et militaire constante les uns avec les autres d’autant plus que les crises mondiales qui s’aggravent soulignent la finitude des travailleurs, des ressources et des marchés de la planète par rapport aux envies insatiables des capitalistes monopolistes de profit et d’accumulation du capital. D’où une lutte de plus en plus aiguë entre les pays impérialistes pour obtenir leur part du gâteau.

Depuis le début de la « Guerre contre la Terreur » menée par les Etats-Unis à partir de 2001, l’impérialisme américain a incité, dirigé et/ou soutenu des « changements de régime » dans de nombreux pays, dont l’Afghanistan, l’Irak, Haïti, la Somalie, le Honduras, la Libye, l’Ukraine et maintenant la Syrie afin installer des gouvernements qui aideraient les intérêts sécuritaires des États-Unis. Depuis 2011, les États-Unis ont essayé d’orchestrer l’éviction du gouvernement d’Assad en Syrie, en utilisant en intermédiaires – comme l’Arabie Saoudite, le Qatar et la Turquie – pour financer et armer de nombreux groupes djihadistes anti-Assad, parmi eux Daesh, Al Nusra et Al Qaïda. Mais cela a été entravé par le soutien de la Russie et de l’Iran au gouvernement d’Assad.

La guerre des États-Unis pour le pétrole au Moyen-Orient / Asie de l’Ouest a entraîné le massacre de millions de personnes dans ces régions. Elle a détruit l’économie locale, l’infrastructure sociale, et le patrimoine culturel des habitants de ces pays, et a forcé, pour la seule année 2015, plus de cinq millions de personnes à chercher refuge à l’étranger.

En menant ces guerres d’agression, des milliers de jeunes américains – en particulier les personnes de couleur et les chômeurs – ont été sacrifiés dans l’intérêt de la grande bourgeoisie. En outre, les États-Unis ont dépensé un montant estimé à 3 milliards de dollars uniquement pour la guerre en Irak, excluant un autre billion de dollars pour les frais médicaux (et autres) des soldats de retour, tout en niant dans le même temps les services sociaux nécessaires en matière de santé et d’éducation pour les personnes qui travaillent aux États-Unis.

Les alliés européens de l’OTAN souffrent maintenant du contrecoup de leur soutien à ces guerres d’agression américaines en Asie de l’Ouest / Moyen-Orient avec des attentats terroristes comme à Paris ou à Bruxelles qui ont eu pour cible des civils et ont créé une atmosphère de terreur parmi le peuple. La crise des réfugiés en cours – la pire dans l’histoire de l’humanité – est maintenant en train de submerger les gouvernements européens et donne ainsi lieu à une montée de la xénophobie, de l’intolérance, du racisme et du fascisme qui expose les travailleurs migrants et des groupes minoritaires aux attaques les plus vicieuses par les éléments les plus réactionnaires de la société.

INTENSIFIER LA RÉSISTANCE DES TRAVAILLEURS ET TRAVAILLEUSES ET DES PEUPLES

Les politiques néolibérales impérialistes intensifient l’exploitation et l’oppression du peuple travailleur, créant les conditions objectives pour que les gens se battent. Les luttes actuelles et émergentes, bien que dispersées et de courte durée dans de nombreux cas, sont importantes pour la construction de la résistance contre le système capitaliste mondial.

En Europe, les travailleurs et travailleuses et le peuple ont mené de grandes actions de masse contre les programmes d’austérité qui se sont intensifiés, en particulier en Grèce, en Espagne et au Royaume-Uni. Des millions de personnes ont pris part à ces actions de protestation exigeant : un arrêt des coupes budgétaires du gouvernement dans les fonds pour la protection sociale et les services publics, des salaires plus élevés pour les familles ouvrières, la protection des organisations syndicales et la négociation des droits. En Grèce, ils exigent d’être libéré de la servitude aux dettes aux banques de l’UE et à d’autres instruments de la mondialisation impérialiste. Des dizaines de milliers de personnes ont défilées dans les rues de Bruxelles, Madrid, Helsinki, Varsovie, Prague, Berlin, Munich, Paris et d’autres villes européennes l’an dernier pour s’opposer au Partenariat Transatlantique de Commerce et d’Investissement (TTIP) entre l’UE et les États-Unis.

En France, les travailleurs et les jeunes sont actuellement dans la rue en tête des manifestations militantes contre le projet de réforme du code du travail du gouvernement d’Hollande qui affaiblirait le droit à négocier collectivement, aggraverait les conditions de travail, et prolongerait le temps de travail. Ils ont également organisé des sit-ins nocturnes (Nuit Debout) occupant les places publiques pour traiter une foule d’autres problèmes : accroissement des inégalités, expulsions de logement, évasion fiscale de milliardaires, état d’urgence et mesures sécurité à la suite des attentats de l’an dernier, changement climatique, etc.

En Amérique du Nord, les travailleuses et travailleurs du secteur public et privé, les migrants, les femmes, les jeunes et les personnes de couleur ont mené des protestations contre les mesures d’austérité, la violence raciste et l’exploitation de la main d’oeuvre. Les travailleurs et travailleuses trouvent des moyens pour mener des manifestations de grande ampleur contre les pires pratiques anti-travail, comme les jours d’action coordonnés contre Walmart, la campagne « Fight for 15 » des travailleurs et travailleuses à bas salaires dans le secteur des services, la récente grève de dizaines de milliers de personnes travaillantes de Verizon aux États-Unis ou encore les grèves dans le secteur de la santé au Canada.

En Australie, l’ancien premier ministre Abbott a été évincé après avoir effectué une attaque néolibérale des plus vicieuses contre les travailleurs et travailleuses et le peuple. La bourgeoisie monopoliste et leurs partis sont déterminés à briser le pouvoir des syndicats en Australie, et les travailleurs et travailleuses et le peuple se préparent à lutter contre de nouvelles attaques.

En Asie, bien que sporadiques, des protestations et des grèves contre les sociétés multinationales et les gouvernements ont augmenté et ont avancé dans le sens d’une résistance organisée contre les politiques néolibérales, contre la répression d’Etat et contre le système capitaliste monopoliste lui-même. Les grèves des travailleurs sont à la hausse en Chine ces dernières années, y compris des grèves massives contre les sociétés multinationales. En Inde, plus de 100 millions de travailleurs et travailleuses ont participé à une journée de grève contre les politiques néolibérales du gouvernement de Modi en septembre dernier. De grandes mobilisations continuent depuis. Ce mois-ci à Bangalore, des milliers de travailleuses de la confection sont sorties des usines pour protester contre la politique des gouvernements sur la sécurité sociale et ont bloqué des autoroutes.

L’Indonésie et le Cambodge sont quelques-uns des pays où les travailleurs et travailleuses ont monté des actions à l’échelle nationale pour une augmentation des salaires et ont gagné des augmentations significatives au cours des dernières années. Leurs luttes ont attiré l’attention du monde entier et ont eu de l’importance car elles ont lié leurs campagnes à des chaînes de valeur mondiale des sociétés multinationales et surtout, parce qu’elles ont montré le pouvoir ouvrière à remporter des victoires par des actions collectives défiant ainsi la course vers le bas. Les deux pays sont désormais confrontés à des combats contre les réformes du travail qui visent à restreindre le droit à la syndicalistion et à la négociation collective.

En Afrique du Sud et au Sénégal, les travailleurs et travailleuses et le peuple résistent à la privatisation et lutte courageusement pour améliorer les salaires et le niveau de vie.
Au Nigeria, on s’ oppose à l’augmentation des prix des produits de base comme l’essence. Au Burkina Faso, les manifestant-es sont descendus dans les rues pour renverser la dictature vieille de trois décennies. Dans ces deux pays, la colère gronde contre le militarisme et le terrorisme soutenu ou initié par l’impérialisme américain.
Sur le continent africain, il y a un nombre croissant de manifestations et d’autres actions populaires exigeant le respect des droits de l’homme et appelant à la fin du racisme, du fondamentalisme, de la violence terroriste et des génocides éthniques.

Au Venezuela, en Bolivie, en Equateur, au Brésil et ailleurs, le ralentissement économique résultant de la fin du boom des produits de base est maintenant exploité par les grands oligarques et propriétaires terriens compradores ainsi que par les marionnettes américaines enragées pour supprimer les gains sociaux obtenus grâce aux gouvernements progressistes. Mais les luttes ouvrières et du peuple à travers l’Amérique latine et les pays des Caraïbes sont renforcées par des décennies de résistance contre ces mêmes élites locales et l’impérialisme américain. Les travailleurs et travailleuses et les mouvements sociaux condamnent et s’opposent à l’intervention américaine et aux tentatives de déstabilisation au Paraguay, au Honduras, au Venezuela ainsi que dans d’autres pays de la région.

La colère des peuples contre les Etats-Unis grandit en Irak, en Syrie, en Libye, en Afghanistan et dans toute l’Asie de l’Ouest où les pires crimes contre l’humanité ont été commis par l’impérialisme américain et ses alliés au cours des dernières décennies. Les lutte des peuples palestiniens, kurdes et autres pour la libération nationale et sociale sont des exemples héroïques de la résistance populaire dans cette région. Ils montrent le chemin de la résistance populaire contre l’impérialisme américain et contre la propagation de la violence dans ces régions par des groupes terroristes soutenus par les Etats-Unis. Des alliances nationales et transfrontalières impliquent parfois des tactiques en réponse à des situations complexes et fluides.

Ailleurs, des mouvements progressistes et révolutionnaires mènent également des luttes pour la libération nationale et la démocratie, et ils ont pour ça un terrain fertile à cause du néolibéralisme intensifié, de la répression, du militarisme, des rivalités impérialistes et des guerres d’agression.

Nous sommes convaincus que la résistance du peuple grandira tandis que la crise du capitalisme mondial augmentera et infligera des souffrances intolérables au peuple. Le niveau de résistance qui a déjà émergé montre que les luttes de la classe ouvrière et du peuple se sont étendues et sont plus intenses. La politique néolibérale de pillage et les guerres agressives du capitalisme monopoliste ont causé une dévastation sociale sans précédent et vont générer la résistance populaire à une échelle plus large et plus intense.

Alors que le système impérialiste tends encore plus vers la barbarie, nous réaffirmons le grand appel de Vladimir Lénine aux travailleurs et travailleuses du monde entier, il y a 100 ans, à refuser de combattre dans les guerres des impérialistes et à transformer les guerres entre pays – dans lesquels les les peuples travailleurs sont montés les uns contre les autres – en guerres prolétariennes contre leurs bourgeoisies respectives.

Les travailleurs et travailleuses et les syndicats doivent partout lier leurs luttes les unes aux autres et à un mouvement de résistance plus large contre le capitalisme de monopole, le néolibéralisme, la terreur d’État et les guerres impérialistes. Ils doivent maximiser les possibilités à éveiller, organiser et mobiliser au milieu de la crise mondiale et de l’aggravation des contradictions inter-impérialistes pour obtenir des gains immédiats et durables pour tous les travailleurs et peuples opprimés.

Les travailleurs, les paysans, les migrants, les populations autochtones, les femmes, les jeunes, doivent lier leurs mains et élever leurs différentes luttes contre le système capitaliste mondial lui-même. Seule la lutte contre l’impérialisme et pour le socialisme va vraiment mettre fin aux crises capitalistes et aux guerres impérialistes, libérer les masses de l’exploitation et de l’oppression et pouvoir permettre la réalisation d’une plus grande liberté, de la démocratie, de la justice sociale, d’un développement tous azimuts et d’une paix durable.