Condamner les accusations forgées de toutes pièces par les États-Unis contre le président Maduro

 

Déclaration de l’ILPS

29 mars 2020

 

La Ligue internationale de lutte des peuples (ILPS) dénonce les accusations de trafic de drogue lancées par les États-Unis contre le président élu Nicolas Maduro et les hauts fonctionnaires du Venezuela.

Ces accusations sont fausses et sans fondement. Il ne s’agit que d’une nouvelle tentative d’évincer Maduro de sa direction légitime et anti-impérialiste après l’échec de précédentes tentatives de coup d’État et de complots d’assassinat aux États-Unis.

Le procureur général américain William Barr a accusé Maduro de conspiration avec les rebelles des FARC de Colombie « pour inonder les États-Unis de cocaïne ». Les chefs des FARC, Ivan Marquez et Jesus Santrich, ont été accusés de la même manière.

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a annoncé une prime de 15 millions de dollars pour de prétendues informations contre Maduro et 10 millions de dollars pour 14 autres fonctionnaires. L’un des fonctionnaires inculpés, Cliver Alcala, a avoué avoir organisé une tentative de coup d’État contre Maduro.

Les faits contredisent l’accusation de « narco-terrorisme ». La majeure partie des cargaisons de cocaïne et d’héroïne produites partent via le Pacifique colombien et arrivent au Panama, au Honduras et au Mexique, pays où les États-Unis possèdent au moins 18 bases militaires. Les États-Unis sont le principal consommateur de cocaïne, de cannabis, d’amphétamines, de stimulants pharmaceutiques et d’ecstasy dans le monde.

Selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (United Nations Office on Drugs and  Crime- UNODC), les revenus du commerce de la drogue sont estimés à au moins 320 milliards de dollars américains en 2017. Sur ce montant, au moins 95 % seraient réalisés dans les pays bénéficiaires, à savoir les États-Unis, le Canada et l’Europe, tandis que les 5 % restants seraient réalisés par les pays producteurs.

La production de coca dans les zones rurales est directement influencée par la pauvreté. La signature par le gouvernement colombien de l’accord de libre-échange (Free Trade Agreement- FTA) avec les États-Unis en 2012 a entraîné une forte multiplication des terres destinées à ces cultures. Là où il y avait auparavant une production de cultures vivrières, les forêts vierges ou même les parcs nationaux sont maintenant de grandes surfaces consacrées à la culture de la coca.

Des sanctions économiques américaines supplémentaires contre le Venezuela, basées sur ces fausses accusations de « narco-terrorisme », feraient davantage de mal aux populations vénézuéliennes et américaines à un moment où la pandémie mondiale de COVID-19 se propage de manière incontrôlée.

Le 19 avril, jour de l’indépendance du Venezuela, nous appelons tous les membres de l’ILPS du monde entier à faire preuve de solidarité avec le peuple vénézuélien. Aucune quarantaine ne peut nous empêcher de manifester notre soutien si nécessaire.

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